L’aventure Mère-Fille

… mon désir de réaliser d’autres formes de sculptures était toujours présent. L’ayant exprimé à plusieurs reprises devant mes enfants, ma plus jeune fille prend le projet en main et devient mon maître d’oeuvre. Ainsi, en 2015, mes «Femmes Pétales», découpées à la main dans du métal, surgissent des tableaux, pour vivre plus près de moi et partager mon espace. 
Réaliser cette sculpture à quatre mains et suivre son avancement a été une aventure familiale riche en échanges créatifs, qui m’a encouragée à ressortir du placard les croquis de mes anciennes effigies pour poursuivre cette voie nouvelle.

Extrait du livre, Il Pleut des Jasmins sur Alger.

L’aventure de la sculpture

Nous avons grandi avec l’art autour de nous.  Nous avons été bercés par la vision d’artistes. Nous avons franchi les étapes de la vie en même temps que les créations de notre mère. Toucher moi aussi, à la matière, me transcendait. Et j’y ai touché, naturellement, accompagnée par Souhila.

Grande admiratrice de cette femme, tant d’idées se bousculent dans ma tête … Au livre que j’écrivais pour elle, avec elle, au beau milieu du plus gros projet de ma vie, intervient la sculpture dont nous avions quelques fois parlé.

Grâce à elle, j’ai appris à voir le beau autour de moi, à être sensible devant toute forme d’art. En contemplant ses Femmes Pétales, je les imagine immédiatement en sculptures de fer.

sculpture
Sculpture d’une Femme Pétales

Un jour, je m’y attelle sérieusement, sentant en moi le courage d’apprivoiser à pleines mains ce matériau brut.

L’aventure du livre

Quelle aventure ! Tellement de choses à dire.

Dans mes souvenirs, ma mère parle de l’idée d’un livre d’art consacré à sa peinture. Hélas, le temps passait sans que ce projet se réalise. Sous le poids des années, se fatigant, j’ai voulu lui rendre hommage en lui offrant de mon énergie afin d’irradier l’espace de ses couleurs. Moi-même mère de famille, je me rendais compte quelle tâche difficile ce fut pour elle que de concilier les deux passions de sa vie- la couture et la peinture- tout en orchestrant une famille de trois enfants.

En février 2014, je décide de saisir ce projet à pleins bras et me lance dans l’écriture. Mon travail de détective s’amorçait: il fallait reconstruire les pièces de sa vie, noter ses rêves et ses espérances. A partir de ces éléments, à moi de jouer. Il y a bien longtemps déjà, Souhila avait écrit quelques textes très éloquents. Pour cette raison, j’ai tenu à rédiger l’ouvrage à la première personne du singulier- intention volontaire pour créer aussi plus de proximité avec le lecteur.

Lorsque ma mère tient le premier jet du manuscrit entre ses mains, je la vois surprise et heureuse par la richesse de son parcours. La mission n’était pas accomplie pour autant ! Je souhaitais compléter tout cet ensemble, raconter le décor historique et mettre en évidence certains personnages marquants de son époque.

Le projet grandit et en amont, je m’entoure d’une équipe où tous y mettent du cœur. Chacun m’a aidée à son aboutissement. 

A présent, il fallait chercher un éditeur. Par bonheur, après dix-huit mois de travail, le Musée des Beaux-Arts d’Alger me contacte pour matérialiser la publication et organiser une rétrospective fin 2016. Quel honneur pour ma mère, comme pour moi: notre rêve se réalise. 

L’aventure de la fresque

Réaliser une fresque importante pour l’événement s’imposait. On en avait conscience, il fallait une oeuvre à la hauteur de l’événement du Musée. On en discute souvent mais je vous laisse imaginer la réaction de Souhila : “Je ne travaille pas sur commande.”

La connaissant, je n’insiste pas. Seulement voilà, au moment où l’on pense que cela ne marchera pas, la magie opère :

Sur de grandes feuilles blanches, à la fin d’une belle après-midi d’été, les premières ébauches des “Porteuses d’Eau” sont nées. Elles ont été dévoilées et ont pu être admirées au Musée des Beaux-Arts, à l’occasion de la rétrospective. (nov-déc. 2016)

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